Il n’y a pas de québécois de souche.

Il n’y a pas de québécois de souche.

Vous avez vu le documentaire présenté par Bernard Derome sur notre identité ?

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Intéressant. Il en ressortait, à part les évidences béatifiées par sa Sainteté Dany Laferrière, une approche différente que l’enfermement habituel de ma génération dans le dogme de l’anti-religion catholique.

On y parlait, de façon rafraîchissante, de la nécessité de lever le regard sur notre nombril pour le porter vers des horizons plus vastes, au-delà des frontières qu’on rêve d’ériger pour se protéger des différences. Tout en restant ce que nous sommes. Oser le large.

Des phares exemplaires comme Marc Séguin,  Robert LepageDominique Anglade ou Louise Arbour nous guident vers les larges auxquels nous avons tout à fait accès, quelles que soient nos souches, qu’on dit pures ou pas. Robert Lepage y cite Michel Tremblay qui a dit avec justesse que nous devons tendre plus à l’universel qu’à l’international (et c’est la raison du succès de son oeuvre !). De quoi vouloir pouvoir prendre le large a-t-on dit pendant trop longtemps. Nous savons maintenant que nous pouvons aller nous épanouir aux larges. Nous ne sommes pas si singuliers. Nous sommes fièrement pluriels.

Après l’asservissement au clergé, il faut se débarrasser de cette notion fascisante de cette illusion d’identité : DE SOUCHE.

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Nous venons tous d’un ailleurs, les Amérindiens compris. Ce qui nous différencie, c’est le temps depuis notre arrivée par ici. Et le temps ne donne aucun droit, aucun privilège. Il ne fait que passer.

Pour alimenter les découpes de dindes et les points de vue géométriques sur les portions de tourtière, je vous propose cet extrait d’entrevue avec l’historien Jacques Lacoursière. Cette entrevue et plusieurs autres avec des personnalités importantes de notre société sur des sujets à réflexion sont tirées d’un site intitulé HUMANITÉ MODE D’EMPLOI réalisé par Sébastien Montambeault avec des images de Guy Lavigueur. J’y ai assumé la recherche et les entrevues.

Un site où on préfère COMPRENDRE plutôt qu’accumuler du SAVOIR.

L’ancien maire de Natashquan, John Landry, que Gilles Vigneault a immortalisé sous le nom de John Débardeur, s’est éteint à l’âge de 87 ans. Il faisait partie de ces Québécois qui ne se donnaient pas le droit de partir au large.

John Débardeur charge et décharge
Les caboteurs, les cargos et les barges
toujours à terre, jamais au large
Ça c’est l’affaire de John Débardeur

Son nom est resté : le restaurant JOHN DÉBARDEUR, à Natashquan, est ancré sur la rive et regarde le large… sans y aller, évidemment.

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