La cupidité du pétrole

Cinq ans que la Syrie se consume en devenant le théâtre désolant d’une Troisième Guerre mondiale.

260 000 tués, 8 000 000  déplacés dans le pays, l’exode cauchemardesque de 4 000 000 de réfugiés à l’étranger. En Syrie, un habitant sur deux est devenu un errant dépossédé.

On sait plein de détails de cette catastrophe mondiale.

De là à comprendre… c’est autre chose.

Un documentaire télévisuel diffusé jeudi prochain, le 25 février à 23 h 40 sur TV5 réussit une synthèse très éclairante. On y arrive à COMPRENDRE le pourquoi du comment de ce conflit aux multiples facettes. La première cause reste la désolante bêtise humaine qui se répand comme une peste de cupidité déguisée en crise économique.

nozzle 6Le territoire syrien constitue un carrefour des routes de l’énergie. Tous les producteurs de gaz naturel et de pétrole rêvent d’acheminer leurs produits vers l’Europe par la Syrie et la Turquie par terre et par mer par les ports syriens. L’enjeu est gargantuesque. Or la Syrie stagne dans une crise économique grave ignorée par une classe moyenne privilégiée. Tous les exportateurs d’énergie tiennent donc à servir leur cupidité en influençant les décisions syriennes. De l’extérieur, les pays limitrophes et leurs alliés-clients font tout pour que les décisions syriennes les favorisent. La population aux prises avec un chômage aliénant, en manque de revenus essentiels, se vend aux plus offrant. Toutes les factions présentes sur le terrain en Syrie paient leurs combattants. Tu veux des sous pour nourrir ta famille ? Va te battre contre les autres dans la même condition que toi. Les innombrables groupuscules ou milices sont grassement financés par les éventuels utilisateurs du territoire pour fins d’exportation énergétique. On combat ainsi pour des causes soi-disant différentes avec une conséquence commune : la destruction du pays, de ses habitants, et de la condition humaine.

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Troisième Guerre mondiale ? Les soldat du pouvoir d’Assad, les forces libres, et les douzaines de factions idéologiques combattantes financées par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, l’Iran, l’Irak, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, les États-Unis, le Liban, les Émirats… sans compter les occultes intérêts privés dans le profit et publics dans les dommages.

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Ce documentaire exceptionnel, ambitieux comme il se doit, retrace l’histoire de la catastrophe qui entache toute l’humanité. Il démontre clairement l’aveuglement volontaire de l’Occident sur les causes réelles de cette Troisième Guerre mondiale.

Syrie : le grand aveuglement dépasse de loin l’anecdote pour atteindre à la compréhension globale du conflit à multiples facettes. On croit qu’il s’agit du choc tectonique du Moyen-Âge avec la modernité, un choc religieux et idéologique ? Ce n’est qu’un déguisement. Le documentaire exhaustif le démontre.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Pourquoi une guerre civile dans un petit État, dont la superficie équivaut au 1/3 de la France, a-t-elle pu se transformer en un conflit mondial impliquant les grandes puissances ? Comment éteindre l’incendie alors que les répercussions se multiplient dans les pays limitrophes mais aussi en Europe, avec des attentats à répétition et la crise des réfugiés ?
Un tel fiasco s’explique par la multiplication des erreurs commises, de part et d’autre, depuis le début…

L’engrenage infernal.
D’une révolte locale à un conflit mondial, Frédéric Crotta retrace l’enchaînement des événements sur les cinq dernières années. Récit, analyse, explications.

Les dessous d’un conflit.
Une autre raison peut expliquer l’implication de tant d’acteurs dans le conflit syrien. Elle est économique. Peu de gens le savent, mais la Syrie occupe une place stratégique sur la route de l’énergie. Et quand il y a du gaz et du pétrole, les enjeux sont colossaux.

La vie et rien d’autre.
La population syrienne subit la guerre depuis cinq ans. Une de nos équipes a pu aller à sa rencontre en différents points du territoire syrien. La vie continue, vaille que vaille.

LE 25 FÉVRIER PROCHAIN À 23 h 40 SUR TV5.

Plus ça change, plus c’est pareil :

Le déserteur, paroles et musique Boris Vian, interprète Serge Reggiani.

 

 

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