Une framboise tombée du panier

Une framboise tombée du panier

Le BREXIT veut vivre hors casseau.

C’est joli UNE framboise sur sa branche. Les autres petits fruits aussi.

framboise_346_346_filledAu petit matin, avec la rosée et le soleil levant en contre-jour. Et c’est délicieux pour réveiller les papilles à un nouveau jour de bonheurs.

Mais on ne peut aller cueillir les framboises une à une à chaque fringale.

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On apporte un panier, celui de son choix, et on y dépose tous les morceaux de délices nécessaires à étirer le plaisir pendant toute la journée.

Les Anglais ont décidé, en vrais démocrates (50% + 1), de se retirer du panier pour mûrir seuls. Ils sont comme ça, les Anglais : une framboise à la fois, un concombre à la fois, une reine à la fois. Depuis longtemps qu’ils sont absolutely convinced d’être une partie primordiale dans quelque tout que ce soit. Une manie qui se répand comme du chiendent à l’ère des médias sociaux qui cultivent l’illusion que toutes les parties sont des tout(s). Galilée peut aller se faire voir : de plus en plus, CHACUN est convaincu d’être le CENTRE de l’univers. Et pour se rassurer, dans le panier, on souhaite que tous les autres fruits soient de la même couleur et d’une saveur identique.

Pour se retrouver, on divise à qui mieux mieux. Mais fendre un cheveu en quatre ne permet pas une belle chevelure.

Je n’ai pas la compétence patentée et certifiée, pour ne pas dire diplômée, qui permet de tout savoir et, par automatisme conséquent, de comprendre les dédales actuels et futurs du geste de balkanisation des Anglais. Nos Anglais, au Canada, ne feraient jamais ça. Et ne nous laisseraient pas le faire non plus. Ils savent s’y prendre pour contrer les Indépendances. Je suis indépendantiste québécois, mais pas pour me couper d’ensembles compatibles, qu’ils soient nationaux, sociaux, économiques, ou culturels.

Le succès du BREXIT me rappelle que le droit à l’autodétermination n’est pas nécessairement un visa pour l’enfermement sur soi. Je suis politiquement plus convivial que cela.

En réduisant le TOUT à ses PARTIES, on peut moins bien LE comprendre. À plus forte raison, en contrôler le destin.

La liberté de l’atome ne dépasse pas celle de la molécule; ou alors, danger de fission!

Les médias sociaux permettent la balkanisation du collectif au profit des ego. Nos JE ne veulent plus s’associer qu’avec des JE jumeaux. Comme si le NOUS anéantissait le JE.

Oui, SMALL IS BEAUTIFUL (Ernst Friedrich Schumacher), mais rester trop petit fait de nous des proies faciles. Pensons plutôt à la force du NOUS syndical. Il me semble que la CEE vient de faire briser ses lunettes exclusivement économiques qui lui donnaient une vision parcellaire en lui faisant ignorer le bien-être national de ses constituants. Et le morcellement d’un bloc peut engendrer la solitude de ses morceaux.

Pas tout de se séparer à volonté, encore faut-il parfois exercer l’action de s’unir. Je sais : le divorce est une liberté. Paraît-il.

J’me marie, je marie pas…

La partie ne peut triompher du tout : sans lui, elle n’est même pas une partie. Mais les petits solidaires…

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Jonathan Swift, dans Les voyages de Gulliver, avait compris : c’est l’unité des PETITS qui peut neutraliser les méfaits des GRANDS.

Expliquez ça au gars du tracteur :

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