GAGNER : un match ou une élection

GAGNER : un match ou une élection

Les journalistes et analystes politiques se complaisent dans la chronique de la quête du pouvoir à la façon des «journalistes» dits sportifs. Le regretté Jean Lapierre, les Ex, Bernard Drainville, les Coulisses du pouvoir développent des réflexions et des commentaitres sur les chances des politiciens de «gagner» les prochaines élections. Les élections, expression ultime de la démocratie, sont abordées comme un joute, une rencontre sportive, une partie de championnat. Le ton et le vocabulaire en témoignent. À défaut d’élections prochaines, on se rabat sur leurs succédanés : les sondages.

Quand on transpose la déclaration récente du gérant général des Canadiens (un vocable qui définit indistinctement les citoyens d’un pays ou une équipe de hockey) dans les propos politiques, on ne peut que sourire… jaune. Commentateurs sportifs et journalistes politiques : même combat. Qui va gagner, qui perdra? Et l’électeur, lui, rêve de gagner ses élections, en se donnant l’importance d’un arbitre.

Amusons-nous à quelques amalgames…

«Malgré le réveil de son chef, le Canadien (la CAQ) n’a pas baissé les bras, ce qui lui est pourtant arrivé fréquemment en première moitié de saison (session)
«Tu espères toujours être en mesure de t’améliorer dans ce genre de situation. Présentement, on est en meilleure posture dans ce type de situation. On est demeurés dans notre match (programme)– Claude Julien (Philippe Couillard)

Une formidable recrue. Au sommet des marqueurs des recrues (jeunes politiciens) Brock Boeser (Véronique Hivon) sera l’un des candidats sérieux à l’obtention du trophée Calder (de la prochaine élection partielle).
La quarantaine. Pour une première fois depuis le 9 novembre, le CH (PQ) a terminé la rencontre (le débat) avec plus de 40 tirs (une augmentation de 3 points au sondage).
Marc Bergevin (Philippe Couillard) sait que son équipe aura une ascension aussi pénible et abrupte que celle du Mont Everest pour atteindre les séries (une majorité électorale). À la mi-saison (mi-campagne), cet objectif devient de plus en plus illusoire. Malgré cette réalité, le directeur général du Canadien (premier ministre du Québec) a l’intention de s’accrocher à un mince espoir.

«Moi, je suis un fighter et je vais me battre jusqu’à la dernière minute, a lancé le DG du CH (le chef du Parti Québécois). J’attends la même chose de mes joueurs et des entraîneurs (de nos députés et de nos membres). Aujourd’hui, on se retrouve dans une situation difficile. Mais l’espoir n’est pas perdu. On n’a pas jeté l’éponge. C’est certain qu’on a beaucoup de pain sur la planche pour se rendre dans les séries (au pouvoir). Pendant les 41 prochains matchs (semaines), on va évaluer l’équipe de près et prendre les décisions nécessaires pour le court et le long terme de l’organisation (du parti)
Un mot qui fait peur. Quand Bergevin parle des décisions à court et long terme pour le bien de son équipe, le DG (chef du parti) se tient loin d’un mot important. Il n’aime pas trop le concept d’une reconstruction (d’un référendum).
«Il n’y a aucune garantie maintenant, a rappelé Bergevin (Lisée) en répondant à une question sur une possible reconstruction (indépendance)
Une pause à la place d’une reconstruction. Bergevin (Lisée) préfère parler d’une interruption (report du référendum). Fidèle à ses habitudes, Bergevin (Lisée) a refusé de commenter les rumeurs d’échange pour son capitaine, Max Pacioretty (Nicole Léger).
«Depuis le jour 1, je n’ai jamais parlé de transaction sur la place publique que ce soit positif ou négatif, vrai ou pas vrai, a-t-il dit. Alors, je n’embarque pas dans les noms de joueurs (candidats). Max (Nicole) sera le premier (la première) à te dire qu’il (elle) a connu une première moitié difficile de saison (de session). On s’est assis ensemble, on en a parlé.»
La machine à rumeurs a également frappé Bergevin (Lisée) au cours des dernières semaines. Guy Carbonneau (Bernard Drainville) a même déclaré que le DG (chef) pourrait perdre son poste à la fin de la saison (session).
«Pour être dans ce siège, tu as besoin d’avoir la peau épaisse [couenne dure] a déclaré Bergevin (Gaétan Barette). Et tu peux me croire, j’ai la peau épaisse. Je suis conscient qu’il y a des personnes qui me critiquent. Mais c’est correct, ils le font au niveau professionnel (politique), pas personnel. Je n’ai aucun problème avec ça. Au niveau personnel, nous sommes tous de bonnes personnes et nous voulons le bien de l’équipe. Mais à court terme, ma concentration est sur l’équipe à court et long terme et je ne pense à rien d’autre.»

 

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