L’hypocrisie de «L’AFFAIRE JUTRA».

L’hypocrisie de «L’AFFAIRE J...

L’hypocrisie du milieu du cinéma d’abord. D’où sort cet étonnement pudibond : «Il était attiré par les jeunes garçons, ah bon, je ne savais pas…»? Ben voyons donc ! J’ai beaucoup fréquenté le milieu du cinéma et l’ONF en particulier. On connaissait discrètement les penchants de Claude Jutra ! Comme l’homosexualité de Norman McLaren, d’ailleurs. Mais on gardait une voix feutrée pour évoquer ces choses. Comme ça se faisait à l’époque. Pendant la préparation de Mon oncle Antoine, Clément Perron (scénariste du film) me confiait sa crainte de l’attirance de Claude...
Moi, la batterie… pas fort là-dessus.

Moi, la batterie… pas fort là-dess...

C’est le rythme de vie, le battement de cœur dont la régularité rassure. Et oui. Nécessaire. Il n’y a pas de musique sans rythme. Avec ou sans batterie. Cette musique qui a d’abord été été tribale et percussive. La mélodie est apparue plus tard. Je le sais bien. Et le rythme rassemble, oui. Les tambours groupaient la tribu, lui donnaient une cohésion en scandant à l’unisson ses mouvements. Fondant les peurs et les joies au même creuset. Le tambour est répétitif et prévisible donc apaisant malgré le son tonitruant. Quand on sait ce qui vient on perd l’angoisse de...