Tels que nous sommes, malheureusement.

Tels que nous sommes, malheureusement.

Ce film m’a eu. Je suis sorti du cinéma en beau maudit contre les responsables de notre statu quo. Politiciens, fonctionnaires, et la masse des nous-autres. Je sais. Michael Moore n’est pas objectif, il manque de nuance, continue à être plus provocateur que documentariste. Il a des défauts à la mesure de son tour de taille. Mais il m’a eu. Un coup d’œil sur la bande annonce. Il se promène dans des ailleurs dont certains détails le font, avec raison, rêver. Et il nous fait rêver avec lui. Il se scandalise de constater que son chez-lui ne vient pas à la cheville des...
Moi, la batterie… pas fort là-dessus.

Moi, la batterie… pas fort là-dess...

C’est le rythme de vie, le battement de cœur dont la régularité rassure. Et oui. Nécessaire. Il n’y a pas de musique sans rythme. Avec ou sans batterie. Cette musique qui a d’abord été été tribale et percussive. La mélodie est apparue plus tard. Je le sais bien. Et le rythme rassemble, oui. Les tambours groupaient la tribu, lui donnaient une cohésion en scandant à l’unisson ses mouvements. Fondant les peurs et les joies au même creuset. Le tambour est répétitif et prévisible donc apaisant malgré le son tonitruant. Quand on sait ce qui vient on perd l’angoisse de...